On ne s’y attendait plus vraiment. Enfin, on attendait que ça mais on ne l’a pas vu venir.
Cet évènement a débarqué tel un tsunami sur le centre Finistère.
C’était une première, et comme toute première fois, les sensations balancent entre anxiété et excitation. Pourtant on était prêtes. Ou presque... il faut dire que c’est souvent dans la
précipitation que l’efficacité pointe le bout de son nez.
Bien sûr quelques points n’étaient pas au poil, comme les chargements de notre travail dans le Boxer, un casse-tête qui fut résolu grâce à la logistique indéniable de Monsieur Observatoire !
Une arrivée donc tardive le mercredi soir sur le site. La ville est en ébullition, ça fuse mais à la cool, une odeur de traque se répand , les fourneaux alentour dégagent les fumées des premières
tournées. Il fait beau (on espère que ça va durer), le soleil nous offre son couché sur un fond d’essai sonore.
On se sent déjà un peu extraterrestres avec tout ce petit monde qui cache derrière un sourire les impressions des prémices d’un Woodstock à la bretonne.
Le boxer est nos objets dormiront derrière le château ce soir, et les recycleuses on déjà du mal à quitter Kerampuil.
Je ne sais plus exactement à quel instant l’idée d’exposer bidocc pour la première fois s’est associé aux
quatre jour du festival des vieilles charrues, mais la perspective d’un événement regroupant autant de monde était à coup sûr le facteur déterminant. Le marché du Kreiz Breizh est un marché
d’artisanat d’art, qui se situe cette année sur le site du château de Kerampuil. Marché qui fut aux sens de tous les exposants très mal placé.
Des tonnelles bleu blanc rouge se sont ainsi baladées aux petits matins de chaque jour, d’un bout à l’autre du terrain pour enfin atterrir à des emplacements beaucoup plus potables.
Mission qui peut s’avérer plutôt aisée quand on vend des bijoux ou des robes, mais qui devient vraiment tordu quand on expose des quelques lampes parpaing, table fenêtre, et pots d’échappement
lumineux...
La conclusion évidente du lieu non adapté était présente mais le plaisir d’exposer Bidocc sur une bande sonore extravagante, au sein d’un tel évènement nous ensorcela.
Petit préambule schématique …

Pendant que les festivaliers débarquent en masse pour écouter Bruce Springsteen , et que tout le monde s’active pour le lancement du festival avec la star américaine, Bidocc se scénarise sur la
pelouse. Quelques regards s’arrêteront sur notre petit home sweet home décalé ; mais rien d’extravagant face aux 50 000 festivaliers qui défileront juste sous notre nez, en bas du terrain ! Peu
importe. Si l’affluence ne nous a pas rendu visite, les rencontres exclusives avec le public furent des plus enrichissantes ; Questionnements, sourires, voir rires face à certains
objets, et compliments multiples. Le premier contact est positif.
« Le Glaude : hmm ! Elle sent bon cte soupe, hein la denrée ? Elle sent la terrre, la terre après la pleut !
La denrée : La pleut ?
Le Glaude : Voui ! La pleut ! C’est comme la pluie, mais c’est encore plus mouillé !! »
( La soupe aux choux)
En Bretagne, il ne pleut que sur les cons...
Impossible de passer pour tel ! contre vents et marées, notre tonnelle à deux pentes est devenue un stand fermé, drapé et ficelé.
Ah la bobine de ficelle sans fin de Monsieur Obs !
Si la ficelle et les parpaings n’avaient pas répondu présent à l’édition 2009, le marché des exposants auraient admiré un lâché de tonnelle dans le ciel capricieux.
Il faut dire que le ciel nous est carrément tombé sur la tête.
Une tente berbère qui s’envole, le toit de la cuisine de Monsieur Accra qui s’effondre sur sa femme portant son fils sur le dos, le stand de cidre qui se retrouve débouchonné, et pour
couronner le tout un poteau d’éclairage de 8 m de haut qui s’effondre (oui celui la derrière la tente blanche !).
On peut dire que le spectacle sur le parvis de Kerampuil était rock n' roll.
« Gortosit an nos ewid lavared eo bet kàer an deiz » « Attendez la nuit pour dire
que le jour a été beau »
Une fois le stand remballé, la foule et la musique s’offrent à nous, histoire d’avoir encore un peu moins les pieds sur terre jusqu’au bout de la nuit.
Allez, on se quitte en musique,
Viens les saluer le dimanche, elles ont tout ce qu’elles désirent, un article, une première expo et de la musique plein les muscles.
vieilles-charrues 2009