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Par BidocC
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Quoi de plus adapté qu’un bar qui porte le nom d’antirouille pour nos collecteurs de moto rustolisés ! Ils vous accueillent à l’entrée  comme un passage lumineux obligé vers des cocktails enchantés. C’est Denis le passionné dans ses lieux, demandez lui d’improviser, il vous fera planer ! Une ambiance des plus éclectiques pour ce bar où se succèdent les Dj et soirées diverses. Q.G où l’on devient très vite habitué ; ne serait-ce que pour goûter les mojitos de Denis dont il est gardien d’un ingrédient secret. Le bar a fait peau neuve il y a quelques mois, et désespérant de voir des fils nus pendre des murs, nos collecteurs se sont imposés.

Jeu de lumière qui signe un petit « nul part ailleurs ».

Alors n’hésitez pas , c’est pour l’instant le seul lieu parisien où Bidocc s’expose, et l’ambiance musicale ne pourra vous déplaire puisqu’elle change de dj comme de note. Des cocktails aux prix attractifs servis par des barmen un peu timbrés. Et l’on ne vous promet pas que Bidocc ne viendra pas squatter un peu plus ce lieu si sympathique le temps d’une exposition. E L’antirouille expose aussi artistes aux talents divers tout au long de l’année.

 Et si vous aimez les repères, Monsieur 88.9 est résident aux platines. Les soirées parisiennes ne se ressemblent jamais et nous vous en souhaitons une très bonne à siroter une boisson aux couleurs surprenantes sous la lumière tamisée d’une lampe aux origines motardes . 

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Par BidocC
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Par BidocC
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                    Madame Yiking lui a vendu une tronçonneuse, et lors d’un papotage « Trohatien » elle nous informe qu’il restaure depuis plus de sept années une maison datant de 1700, qui a brûlé la veille de l’ouverture de sa crêperie.
 
Tronçonneuse pour référence, nous passons la porte du 6 rue Gaspard Mauviel, et le grand Joe  accueille Bidocc dans cette maison de grand caractère. Le projet s’établit au cours de diverses discussions et le premier étage nous est mis à disposition pour la brocante salon de thé, le rez-de-chaussée restant dédié à sa crêperie.
Le numéro six de la rue va connaître une transformation étudiée pendant des mois, et l’utopie (de courte durée) d’un lieu d’exception se murmure.
Il aime dire que l’on est du même mouvement, qu’une révolution est en marche. Pour sûr  d’une tronçonneuse, on fait tout un art.
Finitions et angoisses du grand jour.
Fixer la date d’ouverture avant l’an 2010  c’est la classe. Le 12 ? Non le 15 c’est bien.
Vous dites une rue classée très sensible à cause de ce feu passé ?
Oui effectivement un seul accès à l’étage limite le nombre de visiteurs… Installer un monte-charge au cœur de la crêperie ? Un ascenseur ? Discours de sourd-muet…
Bidocc restera dans l’ombre de la grange pour l’instant et le grand Joe baptisera la baraque sans nous.
Pourtant l’ambiance de l’espace était signée. Et de par une hâte oppressée on plia bagage d’un étage où l’on n’osera plus monter.

Ce n’est pas une brocante salon de thé objet de création et crêperie, mais une crêperie création de mobilier, et le grand homme sait manier la tronçonneuse.
Son bijou c’est cette ambiance de récupération théâtrale, entre saloon Moulin-Rouge et café de la gare, customisé version chaleur humaine bretonne au coin du feu, ragoût, pot au feu et bon pinard. Fanatique de cinéma italien, optez chez lui pour la Dolce Vita. Observez son univers mobilier. Joe est un artiste du recyclage. C’est simple, avec peu on fait parfois plus et mieux.
Bidocc n’a pas trouvé sa place à Carhaix, mais rien ne vaut ses propres racines pour un nouveau départ. Paris nous voici, bien décidées à découvrir où tu caches le lieu où nos valises pleines d’objets se poseront pour de bon cette fois-ci. 

Petites esquisses du première étage..

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Par BidocC
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                On ne s’y attendait plus vraiment. Enfin, on attendait que ça mais on ne l’a pas vu venir.
Cet évènement a débarqué tel un tsunami sur le centre Finistère.
C’était une première, et comme toute première fois, les sensations balancent entre anxiété et excitation. Pourtant on était prêtes. Ou presque... il faut dire que c’est souvent dans la précipitation que l’efficacité pointe le bout de son nez.
Bien sûr quelques points n’étaient pas au poil, comme les chargements de notre travail dans le Boxer, un casse-tête qui fut résolu grâce à la logistique indéniable de Monsieur Observatoire !
Une arrivée donc tardive le mercredi soir sur le site. La ville est en ébullition, ça fuse mais à la cool, une odeur de traque se répand , les fourneaux alentour dégagent les fumées des premières tournées. Il fait beau (on espère que ça va durer), le soleil nous offre son couché sur un fond d’essai sonore.
On se sent déjà un peu extraterrestres avec tout ce petit monde qui cache derrière un sourire les impressions des prémices d’un Woodstock à la bretonne.
Le boxer est nos objets dormiront derrière le château ce soir, et les recycleuses on déjà du mal à quitter Kerampuil.

                Je ne sais plus exactement à quel instant l’idée d’exposer bidocc pour la première fois s’est associé aux quatre jour du festival des vieilles charrues, mais la perspective d’un événement regroupant autant de monde était à coup sûr le facteur déterminant. Le marché du Kreiz Breizh est un marché d’artisanat d’art, qui se situe cette année sur le site du château de Kerampuil. Marché qui fut aux sens de tous les exposants très mal placé.
Des tonnelles bleu blanc rouge  se sont ainsi baladées aux petits matins de chaque jour,  d’un bout à l’autre du terrain pour enfin atterrir à des emplacements beaucoup plus potables. Mission qui peut s’avérer plutôt aisée quand on vend des bijoux ou des robes, mais qui devient vraiment tordu quand on expose des quelques lampes parpaing, table fenêtre, et pots d’échappement lumineux...
La conclusion évidente du lieu non adapté était présente mais le plaisir d’exposer Bidocc sur une bande sonore extravagante, au sein d’un tel évènement nous ensorcela.
 
Petit préambule schématique …
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Pendant que les festivaliers débarquent en masse pour écouter Bruce Springsteen , et que tout le monde s’active pour le lancement du festival avec la star américaine, Bidocc se scénarise sur la pelouse. Quelques regards s’arrêteront sur notre petit home sweet home décalé ; mais rien d’extravagant face aux 50 000 festivaliers qui défileront juste sous notre nez, en bas du terrain ! Peu importe. Si l’affluence ne nous a pas rendu visite, les  rencontres exclusives  avec le public furent des plus enrichissantes ; Questionnements, sourires, voir rires face à certains objets, et compliments multiples. Le premier contact est positif.
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 « Le Glaude : hmm ! Elle sent bon cte soupe, hein la denrée ? Elle sent la terrre, la terre après la pleut !
La denrée : La pleut ?
Le Glaude : Voui ! La pleut ! C’est comme la pluie, mais c’est encore plus mouillé !! »
( La soupe aux choux)

En Bretagne, il ne pleut que sur les cons...
Impossible de passer pour tel ! contre vents et marées, notre tonnelle à deux pentes est devenue un stand fermé, drapé et ficelé.
Ah la bobine de ficelle sans fin de Monsieur Obs !
 Si la ficelle et les parpaings n’avaient pas répondu présent à l’édition 2009, le marché des exposants auraient admiré un lâché de tonnelle dans le ciel capricieux.
Il faut dire que le ciel nous est carrément tombé sur la tête.
 Une tente berbère qui s’envole, le toit de la cuisine de Monsieur Accra qui s’effondre sur sa femme portant son fils sur le dos, le stand de cidre qui se retrouve débouchonné, et pour couronner le tout un poteau d’éclairage de 8 m de haut qui s’effondre (oui celui la derrière la tente blanche !).
On peut dire que le spectacle sur le parvis de Kerampuil était rock n' roll.
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« Gortosit an nos ewid lavared eo bet kàer an deiz »                    « Attendez la nuit pour dire que le jour a été beau »

Une fois le stand remballé, la foule et la musique s’offrent à nous, histoire d’avoir encore un peu moins les  pieds sur terre jusqu’au bout de la nuit.
Allez, on se quitte en musique, 

Viens les saluer le dimanche, elles ont tout ce qu’elles désirent, un article, une première expo et de la musique plein les muscles.
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Par BidocC
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Les trésors sont réunis, puis dispersés dans des maisons de pierre, un peu comme planqués, en attente de leur grand jour.
Des objets réunis, trouvés dans les rues de Paris, abandonnés ; troqués ailleurs ; dénichés dans un grenier au sol plus que douteux.
Il se cache de quoi émerveiller l’esprit et l’imagination dans les greniers et .. aussi dans les poubelles !
La chasse au trésor c’est s’octroyer le luxe d’un court instant de possession que l’on transforme en instant de création. On s’accapare la richesse romanesque d’un objet, son sens conceptuel, et tout l’imaginaire qui peu englober son entité.

Attendez…L’arrivée du bateau pirate sur l’île Sauvage, sonorités inquiétantes et grande exploration de la grotte aux squelettes multiples s’apparente plutôt au stationnement d’un Peugeot Boxer blanc (voir vert mousse..), sur un fond de stéréo défectueuse  «Take a walk on the wild side »,  dans une zone de bennes débordantes.
L’expédition c’est l’œil hagard dans l’axe des portes de camionnettes, toutes deux parées pour l’interruption du lancé de déchet...
Le sabre c’est les gants, le sourire et  les mots.
Quelques bouteilles à la mer : les discussions deviennent toujours amiables par le biais d'un p'tit verre.
Le voyage c’est la quête du déchet.
Le moment de jouissance assis sur les pièces d’or, c’est l’idée et la transformation de l’objet, assises devant l’établi.
Vous connaissez cette expression de plus en plus courante « C’est fou tout ce que les gens peuvent jeter» ? Confirmation! C’est vraiment fou, risqué pour E.T et son Home sweet home, mais une aubaine pour nous.
Nous risquons de nous faire quelques ennemis, mais continuez à jeter ! si ce n’est pas BidocC qui tombera sur votre "déchet trésor", il fera bien le bonheur d’un autre intérieur, voir créateur!



Par BidocC
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Deux parisiennes développent l’oisiveté d’arpenter les rues à la nuit tombée, pour observer et trouver des objets à l’abandon. Un étrange rituel comportemental s’installe.
L’œil fige, comme paralysé par la vue de sa découverte, un bavardage des plus élogieux vis-à-vis d’un pot d’échappement... Un besoin inexpliqué de toucher l’objet noirci, sans gants bien sûr , et une rotation, gymnastique étrange autour du tas de déchets. 
Soudain, un discours de suppositions s’instaure, l’imagination divague. L’objet devient  un trésor en devenir, un projet, à réaliser.
« La raison, c’est l’intelligence en exercice, l’imagination c’est l’intelligence en érection » Victor Hugo
Bien... imaginons ! Puisque les moments agréables ne sont jamais à négliger, a fortiori quand ils font partie de votre métier !



Par BidocC
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Être deux, on y aspire tous d’une manière ou d’une autre.
Mais dans le travail, plus spécifiquement dans la création, être deux ?
J’admire ces artistes qui se confrontent à eux-mêmes.
C’est un complexe procédé de garder tous les secrets de fabrications. À deux, le secret se situe dans l’échange avec l’autre, la complémentarité et l’opposition des mentalités face à l’objet. C’est un public privé.
C’est un gain de temps au niveau des réponses recherchées, si mon esprit ne l’aura pas pour placer cette douille, le tien trouvera. Et surtout cela vous offre le super pouvoir de se dédoubler !
Être deux c’est mettre son ego de côté, reconnaître ses limites et qualités et s’ouvrir à la perception de l’autre esprit. La finalité n’en est que plus diversifiée.
Si notre passion peut se définir comme l’envie de trouver et d’assembler, elle est avant tout la combinaison de nos deux esprit.
Il y a deux "c" à BIDOCC, création avec création, combinaison de deux critiques face à l’objet commun.
Deux cœurs à vif pas tout à fait crédules face à leurs désirs de créativité.
Par BidocC
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Monsieur Observatoire nous annonce que le  téléthon organise pour les Vieilles Charrues un concours de robots. Les recycleuses sautent sur l’occasion.
Le robot gagnant sera signé par tous les artistes et vendu sur ebay. Le Viking est installé dans le camion sur un matelas et ficelé tel un saucisson direction la mairie de Carhaix. Mais l’organisatrice du concours nous annonce que le  jury a délibéré à midi. Effectivement il est 17 heures …
Tant pis on l’exposera quand même et il sera mis en ligne sur le site des Vieilles Charrues ainsi que celui du téléthon.
Madame l’organisatrice vient voir le Viking et là, surprise, elle le compare aux autres robots en pots de yaourt et papier mâché du concours et affirme que le nôtre ne peut être ainsi exposé à l’air libre, « il sera forcément volé! ».
Comment ? notre bébé ? Il n’en est pas question ! mais heureusement elle a une solution.
Et puisqu’il s’allume autant le mettre à l’accueil des artistes, au moins il sera en sécurité (et surtout vu par des Moby, Lenny Kravitz, ou Bruce Springsteen !)
On en profite pour lui donner  une affiche et quelques cartes de visite pour cet espace VIP.
Nous serons sur le marché, mais notre Viking dans les starting blocks !!
Prochaine mission : s’infiltrer dans les coulisses pour  immortaliser le Bidocc n°6  fier comme un luron planté dans son pot de fleur. À suivre…
Et qui sait Cabrel en fera peut-être une ballade ! Bonne nouvelle !
 
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles »  Oscar Wilde
Par BidocC
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La vision est celle-ci : la mémoire d’une usine désaffectée, lumière transperçant un méli melo de poutres métalliques, un espace vide.
Que l’on contemple comme une déesse. J’exagère un peu ? non ! Comme Les yeux pétillants de deux enfants face à une cabane démesurée.
À ce moment précis, devant le vide, on se permet d’être visionnaire, comme si aucun facteur de temps, de moyen ne pouvait empoisonner cette vision onirique.

Les yeux qui pétillent ? les idées des multiples desseins en compagnie de l’espace, ou de l’objet créant un trop plein de jouissance au cerveau, électrise vos yeux. Et pour un court instant, votre passion est livrée physiquement à autrui. Si les moments de pur bonheur peuvent sembler rares, ils n’en sont pas moins détectables. Un orgasme ; un accouchement, une rencontre, un gâteau des plus crémeux ! Dans un panel infini de moments inoubliables, à divers degrés, nous avons toutes les deux trouvé nos instants infinis. Parce qu’un idéal de vie c’est imposé naturellement.
Alors nos yeux pétillent face à un espace juste rempli de tuyaux, de bois, de verre, de pierre, de béton...
Nos yeux pétillent devant des tas d’encombrants parisiens à la nuit tombée.
Nos yeux pétillent quand l’idée survient dans le regard de l’autre.
’À cet instant précis, devant ce vide qui évolue si vite, nos imaginaires sont en ébullition et le regard lointain.
La mémoire de formes métalliques stockées dans un placard ; puis une ampoule qui surgit du noir, et cet objet à l’abandon sur le pont Mirabeau.
Chaque pièce du puzzle possède son histoire de vie. Elles s’entremêlent pour créer une nouvelle entité... Cet objet créé, on le marque de la main, puis le laisse partir ailleurs, avec quelqu’un d’autre ; On désire le garder, comme une partie de nous ; égaré peu être dans le panel psychologique de l’accouchement à la première pensée qu’il nous a donné.
Enfin !, encore une fois des histoires et une idée.
«"Il ne faut pas laisser traîner une idée, on risque de la perdre." Madeleine Ferron
Par BidocC
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Par BidocC
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